Vous avez un programme ambitieux avez-vous les moyens financiers de le réaliser sans alourdir la fiscalité ?
Avant de réaliser un programme, il est nécessaire de savoir s’il peut être mené à bien, s’il est réaliste sans répercussions sensibles sur la fiscalité et l’endettement de la ville.
Le financement de la rénovation du quartier nord est bouclé, le budget de la pénétrante de la gare est établi. Sur la géothermie, nous avons déposé un dossier en octobre pour obtenir des crédits
européens. Ceux qui disent que nous aurions dû profiter de ces crédits bien avant sont très mal informés car, jusqu’alors, Montde-Marsan n’était pas éligible aux fonds européens. Sur la fiscalité je ne prendrai aucun engagement démagogique, mais je ne l’augmenterai jamais au-dessus de l’inflation. Monsieur Sarkozy a annoncé que les caisses de l’Etat étaient vides, alors, comment vont évoluer les dotations de l’Etat, essentielles pour bâtir nos budgets ? Il faut donc rester prudent mais je ferai le
maximum pour limiter l’augmentation de la fiscalité afin qu’elle soit supportable et acceptable pour tous.
| la situation financière de la ville Contrairement à ce que disent certains, la situation financière de la ville est saine. Cette analyse a d’ailleurs été confirmée par le Trésor Public : « L’endettement de la ville est raisonnable en dessous de la moyenne nationale et confirme l’amélioration de la situation financière de la commune entreprise depuis 2002» (la dette est de 933 euros par habitant à Mont-de-Marsan, pour 1 068 euros au niveau national). En revanche, nous sommes pénalisés par nos ressources fiscales, inférieures à la moyenne nationale, ce qui exige de notre part vigilance et rigueur. La Chambre Régionale des Comptes et le Trésor Public reconnaissent la bonne maîtrise de nos dépenses de fonctionnement. Ce n’est pas un exercice facile car la ville subit de plein fouet l’augmentation du coût de la vie, tout comme les particuliers, confrontés à la diminution de leur pouvoir d’achat. Depuis 2004, nous nous sommes efforcés de limiter l’augmentation de la fiscalité entre 2% et 2,5%, avec un effort tout particulier en 2007 sur la taxe d’habitation. Et pourtant nous avons investi sur ce mandat plus de 34 millions d’euros pour moderniser la ville et nos équipements. Pour les prochaines années, cette gestion rigoureuse de nos finances nous permet d’envisager de manière réaliste et sérieuse un programme annuel d’investissements de 7 millions par an. |