Questions directes à Philippe LABEYRIE
Votre bilan est critiqué par vos adversaires. Que répondez-vous ?
Mon équipe et moi-même n’avons pas à rougir de notre bilan, bien au contraire. La plupart des projets a été réalisée, comme l’aménagement du quartier Bosquet, la poursuite des rénovations de groupes scolaires, la réhabilitation des théâtres, la création du complexe Jacques Foix, etc. Certains, et non des moindres, sont en cours d’achèvement comme la Plateforme sociale tant attendue par les associations humanitaires. Elle ouvrira ses portes avant l’été et c’est un projet dont je suis particulièrement fier. D’autres, plus complexes, ont nécessité des études longues, comme la Médiathèque dont le chantier va démarrer très prochainement. Seule l’esplanade de la place d’Armes offrait, à deux pas du centre-ville, les meilleures conditions pour réaliser cet équipement culturel majeur pour l’agglomération : espace, accessibilité, stationnement… Je dirais même qu’on ne pouvait rêver d’un meilleur emplacement. Il y a enfin des opportunités qui se sont présentées en cours de mandat et que nous avons saisies. La création de l’Agence pour la Rénovation Urbaine nous a permis d’engager la restructuration de tout le quartier nord. Trois ans d’études et de négociations pour aboutir à un projet qui va démarrer et va avoir des conséquences considérables pour toute la ville. Autre exemple : celui du Centre pénitentiaire que nous avons pu accueillir à Pémégnan parce que, depuis 1983, j’avais réservé les terrains à cet effet. Certains me reprochent aussi de ne pas avoir traité les entrées de ville. J’ai en effet repoussé ces chantiers importants parce qu’ils sont conditionnés par des projets à venir : la route de Sabres sera rénovée lors de la création du boulevard nord ; la route de Bayonne sera traitée après la réalisation du boulevard de la Gare. Avec l’arrivée de l’autoroute Bordeaux-Pau dès 2011, il faudra enfin envisager l’aménagement rationnel et efficace de l’avenue du Maréchal Juin.
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