Philippe Labeyrie passe en revue ses adversaires

Publié le par Philippe Labeyrie

MUNICIPALES. --Après présentation de son bilan puis de son programme, le maire a évoqué ses rivaux
article paru dans Sud-Ouest le 11 février 2008
par Jean-François Renaut

Lors de la longue -2 h 35- présentation de liste et de programme vendredi soir à l'Auberge landaise (lire notre édition de samedi), Philippe Labeyrie conclut en évoquant ses adversaires à l'élection municipale.
Il ne s'attarde guère sur André-Marc Dubos, son ennemi juré. « Il y en a un dont je ne parlerai pas », livre le maire aux 450 personnes présentes. Et il explique pourquoi. « Il m'a dit souhaiter d'être le premier utilisateur du futur crématorium », lance t-il provoquant des « Oh » incrédules et réprobateurs dans l'assistance.
« Ensuite, il y a M. Bertrand. » Le candidat CNI est -on le sait- celui qui trouve grâce à ses yeux. Confirmation : « C'est un type correct, intègre, avec des convictions. J'ai du respect pour lui-même si nous ne partageons pas les mêmes idées. Au moins, il n'est pas comme d'autres qui sont un coup à gauche, un coup à droite, un coup au centre? »


« Nous sommes de gauche. » L'évocation de Geneviève Darrieussecq puisque c'est d'elle dont il s'agit, inspire Philippe Labeyrie. Comédien et tribun comme à ses plus beaux jours, il en rajoute. « Un coup, elle est avec Bayrou, l'autre, elle vote Sarkozy, ensuite elle va soutenir les Kochetov que le même Sarkozy souhaite voir expulser. »
Dans la même veine, le sénateur-maire raille la liste Un autre Mont2. « Une liste apolitique émanant de la société civile ? Parce que nous, on est quoi ? Des représentants de l'armée et du clergé ? C'est quand même curieux cette façon de cacher qu'on est de l'UMP ou du Modem. »
« S'ils sont apolitiques et bien nous, nous sommes de gauche. Et on ne s'en excuse pas. Nous, on n'a pas fait d'ouverture, on a ouvert entre nous. » Pour Labeyrie, c'est une certitude. « On ne gère pas une ville de la même façon quand on est de gauche et quand on est de droite. »
Et le maire de philosopher pour conclure. « Tout ce que nous avons fait, tout ce que nous ferons, c'est autour et pour l'homme. » Effet garanti, applaudissements nourris.

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