Régis Sonnes s’est engagé

Publié le par Philippe Labeyrie

Article paru dans Sud Ouest, samedi 15 décembre 2007
 
 
RUGBY. Ancien joueur du Stade Montois, aujourd’hui entraîneur de Narbonne, l’enfant du pays confirme sa passion du rugby et sa candidature aux municipales.
 
 
Ayant fait ses premières passes à l’école de Rugby du Stade Montois, Régis Sonnes revient aujourd’hui avec Narbonne sur le stade de ses débuts. Il avait déjà affronté ses anciennes couleurs comme joueur, avec Toulouse puis Agen, mais ce soir à 18h30, c’est la première fois en tant qu’entraîneur.
 
 Sud Ouest : « Qu’est-ce que cela vous fait de venir vous asseoir tout à l’heure sur le banc de touche du stade Guy Boniface 
Régis Sonnes : je trouve que c’est plus facile de revenir en tant qu’entraîneur que comme joueur. Quand tu est joueur, tu es actif sur le terrain, tu es dans le mouvement. Certes, il faut resté concentré, mais tu évacues physiquement la pression. Quand tu es sur le banc, tu ne te dépenses pas, tu es comme impuissant par rapport à ce qui se passe dans le jeu. Et tu stresses d’autant plus bien sûr tu as envie que cela se passe bien dans ton pays.
 
 
 
C’est à peine votre troisième saison comme entraîneur de rugby. Comment se passe-t-il ?
Cela va très vite. Depuis trois, j’ai changé de grade chaque année. Chargé de la conquête à Agen, j’ai ensuite été adjoint, chargé des avants l’année suivante à Narbonne, avant d’être entraîneur principal cette année. Chaque fois, c’est une prise de responsabilité et d’engagement supplémentaire. Mais je suis toujours à fond dans ma passion, et que je sois au troisième plan ou au premier, l’approche est la même. Simplement, jusqu’à l’an dernier, j’étais plutôt centré sur la technique, alors que là je dois aussi intervenir sur l’environnement, créer un projet de jeu, le mettre en place, gérer les hommes. En gros, je suis aujourd’hui chef de service des sports, avant j’étais plutôt exécutant.
 
 
Comment a été vécue la descente de Narbonne en Pro D2 ?
Cela a bouleversé pas mal de choses au club, dans la ville, dans l’effectif. Dans l’approche des matches, rien n’est changé, mais nous n’avons pas eu les débuts espérés sur le plan des résultats. Dans le jeu, les contraintes sont différentes. En top 14, on pense plus à jouer, alors que là on s’attache surtout à occuper le terrain et à conserver le ballon. L’autre difficulté, c’est que 40% de l’effectif a été renouvelé. La construction d’un groupe se fait mieux dans la victoire que dans la défaite. Et pour l’instant, l’alchimie entre toutes les composantes n’est pas encore réalisée.
 
 
Vous n’ignorez pas que votre engagement dans la liste du Sénateur-Maire Philippe Labeyrie  aux prochaines municipales en a surpris plus d’un. Comment l’expliquez-vous?
Si j’y suis, c’est d’abord parce qu’on me l’a demandé. C’est un engagement personnel par rapport à mes idées politiques mais aussi par rapport à un homme qui m’a demandé de l’accompagner, de le soutenir. Pour les municipales, on vote plus pour un homme que pour un parti, mais j’aurais du mal à m’engager sur d’autres valeurs. J’aurais pu soutenir une personne venant d’un autre parti, mais je ne me serais pas engagé.
 
 
Vous êtes quand même conscient que le maire sortant à d’abord misé sur votre image de sportif, de jeune engagé dans la vie locale, l’animation des fêtes, pour vous choisir. Vous lui servez de caution, en quelque sorte ?
Je suis lucide. Je sais que c’est par rapport à mon statut, ma personnalité, que M. Labeyrie m’a demandé d’être sur sa liste. Mais c’est une reconnaissance, et cela correspond assez à ses idées et à ce qu’il veut faire.
 
Le fait que M. Labeyrie aura bientôt 70 ans, que cela va faire 25 ans qu’il est maire, n’a pas pesé dans votre décision ?
Pas du tout, c’est d’abord sur un homme qu’on se décide. Je sais bien qu’il m’a choisi comme un symbole, de même que je suis le dernier sur la liste, comme Benoît Dauga était le dernier sur la liste de Duvignac en 1995, mais je ne me suis pas décidé sur un coup de tête. Je suis un homme d’engagement, de prise de responsabilité, en rugby comme ailleurs, et j’en assume les bons comme les mauvais côtés. N’habitant pas Mont de Marsan, je ne peux pas avoir un rôle efficace d’élu, c’est pour cela que je suis à la dernière place sur la liste, non éligible.
 
 Mais est-ce que vous avez réfléchi à votre avenir en politique ?
Je n’ai aucun plan établi. C’est l’occasion qui m’a fait m’engager, mais pas du tout un quelconque plan de carrière. Ni comme entraîneur de rugby non plus, d’ailleurs. Ma seule ambition actuelle c’est d’être performant avec mon club cette saison, mais je n’ai pas de calcul à long terme. Pour les municipales, c’est la même chose, c’est l’opportunité de soutenir une personne qui m’a décidé.
 
 Y a-t-il un sujet qui vous est cher et que nous n’avons pas abordé ?
Allez Campet-Lamolère !
 
 
 
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